Tom Thomson

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Qui est Tom Thomson

Tom Thomson, né en 1877 et mort en 1917

Il s’est noyé dans le lac Canoe dans le parc Algonquin le 8 juillet 1917. « Si Thomson avait vécu plus longtemps, l’art abstrait ou non figuratif serait apparu beaucoup plus tôt au Canada. On se souviendrait peut-être de Thomson non seulement comme d’un précurseur d’une école nationale de pensée à l’influence omniprésente, et donc restrictive par moments, mais aussi comme d’une figure de libération dont le travail aurait eu pour effet d’amener l’art canadien dans l’ère moderne avec plus de facilité que ce qui s’est réellement passé » Mme Murray, Musée des Beaux -Art de l’Ontario.

Il était le fils de M. et Mme John Thomson, 428 Quatrième Avenue Est, Owen Sound. Il est né dans le village de Claremont, comté de l’Ontario, et a passé vingt ans de la première partie de sa vie à Leith. Il est ensuite allé au collège et a vécu cinq ans à Seattle, Washington. Après son retour de Seattle, il a vécu le reste de ses jours à Toronto et a été durant quelques années concepteur artistique pour certaines compagnies de gravures de Toronto.

 

Alors qu’il travaillait dans ce domaine, il a entrepris de porter son talent artistique à un niveau supérieur et s’est lancé dans l’étude de la peinture de paysage. C’est grâce à son amour pour la nature, qu’il a choisit ce type d’art. L’importance de Tom Thomson passe par ce qu’il a réussi à accomplir en déployant une ardeur unique à la recherche de la beauté et de la vérité. Il a réussi à faire quelque chose qu’aucun autre peintre au Canada n’avait jusque là eu l’idée de tenter. Il nous a forcés à voir la violence fondamentale des paysages canadiens. Et il n’a pas peint ses œuvres pour obtenir la reconnaissance, mais simplement parce qu’il en avait besoin pour mieux se connaître. Ces représentations sauvages et flamboyantes des lacs et forêts isolés, de ces rivières nordiques où flottent des feuilles d’érable écarlates sur une eau d’un bleu azur profond, ces pins se tordant dans une agonie solitaire sous les vents d’automne dans la baie Georgienne – l’éloquence de cette nature sauvage s’expose devant nos yeux grâce à lui. C’est un romantique.

Chaque année, il se rendait au parc Algonquin pour une durée de six mois. Là, il s’engouffrait profondément dans la nature, voyageant parfois en canot et parfois à pied et souvent complètement seul afin de pouvoir étudier la nature sous tous ses aspects. Il passait tellement de temps dans la nature qu’il a fini par en faire partie, ce qui lui a permis de peindre exactement ce qu’il ressentait. Il a réussi à faire quelque chose qu’aucun autre peintre au Canada n’avait jusque là eu l’idée de tenter. Il nous a forcés à voir la violence fondamentale des paysages canadiens. Et il n’a pas peint ses œuvres pour obtenir la reconnaissance, mais simplement parce qu’il en avait besoin pour mieux se connaître. Ces représentations sauvages et flamboyantes des lacs et forêts isolés, de ces rivières nordiques où flottent des feuilles d’érable écarlates sur une eau d’un bleu azur profond, ces pins se tordant dans une agonie solitaire sous les vents d’automne dans la baie Georgienne – l’éloquence de cette nature sauvage s’expose devant nos yeux grâce à lui. C’est un romantique.

En hiver, il agrandissait ses esquisses et il avait une merveilleuse collection dans son studio de Rosedale, à Toronto. Son œuvre était de plus en plus appréciée et il avait un brillant avenir devant lui. Ses toiles étaient toujours très recherchées pour les collections du gouvernement ontarien et du gouvernement fédéral. Il était jovial et enjoué et faisait preuve d’une grande bonté à l’égard de tous. Un bon gars !

Il est un ardent nationaliste et peint sans théories artistiques complexes, il a tenté de représenter son pays aussi simplement et efficacement qu’il le pouvait. À cette époque, l’art canadien était beaucoup plus simple qu’aujourd’hui. C’était une époque où l’on vivait simplement et où l’on était optimiste. La peinture n’était pas associée aux réceptions et aux cocktails comme elle l’est aujourd’hui. Elle était l’œuvre d’un homme, fraîche et naturelle comme le soleil du mois de mars à 20 degrés sous zéro.

Quelques planches du projet « Esquisses d’un printemps »